Réunis à Yaoundé, les États d’Afrique centrale ont franchi une nouvelle étape vers l’adoption d’une stratégie régionale de prévention sur les enfants et les conflits armés. L’initiative vise à renforcer la protection des enfants contre les violations graves dans les situations de conflit.
Du 8 au 9 juillet 2026 à Yaoundé, le Bureau régional du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) pour l’Afrique centrale et de l’Ouest a participé à la Conférence régionale d’Afrique centrale sur les enfants et les conflits armés, organisée par le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés.
La conférence a réuni les États membres de la région afin de faire progresser et finaliser une Stratégie régionale de prévention sur les enfants et les conflits armés. Cette stratégie vise à servir de cadre politique pour renforcer la protection des enfants touchés par les conflits armés aux niveaux national, sous-régional et régional.
Les discussions, menées par les États membres, ont bénéficié de la participation des agences des Nations Unies et des partenaires internationaux en tant qu’observateurs et partenaires techniques. Ceux-ci ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner la mise en œuvre de la future stratégie.
Les participants ont souligné que la protection des enfants constitue une priorité centrale en matière de paix et de sécurité. Ils ont également rappelé que la prévention des violations graves commises contre les enfants est à la fois une obligation juridique découlant du droit international et une condition essentielle à l’instauration d’une paix durable.
La conférence a mis en évidence la prévention comme pilier fondamental de la stratégie, notamment à travers la lutte contre les causes profondes des conflits et la prévention du recrutement et de l’utilisation des enfants, des déplacements forcés, des violences sexuelles, des attaques contre les écoles ainsi que d’autres violations graves des droits de l’enfant.
Les participants ont par ailleurs insisté sur l’importance de la mise en œuvre de la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, du renforcement des mécanismes communautaires de protection, de l’élargissement des services de soutien psychosocial aux enfants affectés par les conflits et aux enfants réfugiés, de la promotion de la redevabilité ainsi que de l’intégration de l’approche sensible aux droits de l’enfant dans les processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR).
Première initiative de cette nature en Afrique centrale, la stratégie devrait constituer un cadre commun favorisant une coopération régionale renforcée, l’harmonisation des approches et l’amélioration des efforts de protection des enfants en situation de conflit armé.